J’ai regardé la Nuit ensevelir ma mort
Jetant sur mon linceul des fleurs de déraison
L’amour telle une ombre le long des corridors
Me fuit, me tient, m’empoigne en sa triste prison
Je brûle et me consume et mon cœur n’est que cendre
D’aimer sans retenue des chardons mortifères
Son œil bleu, mon enfer, me retient en ses fers
Le corps brisé j’attends le temps de le pourfendre
Les roses ont pâli et tressent leurs épines
Le fleuve de mon sang oublie la trahison
Puisque tout n’est qu’un rêve absurde et sans raison
Fuis donc mon âme, fuis, sa chair et sa rapine !
15 mai 2011, Gollet
