Accueil Date de création : 31/01/10 Dernière mise à jour : 29/11/11 13:17 / 37 articles publiés

Quelques aphorismes  posté le mardi 02 février 2010 21:25

En feuilletant mes nombreux carnets, j'ai retrouvé quelques aphorismes gribouillés entre deux vers. Ils n'ont nulle prétention et ne sont nés que d'une humeur (mauvaise certainement) instantanée!
Aussi il ne faut pas les prendre au sérieux (j'écris ça pour les gens qui me connaissent et qui vont prendre peur en ne me reconnaissant plus et pour les autres, ceux qui ne me connaissent pas et qui vont peut-être s'écrier: "Mais qui c'est celle là? On a déjà nos auteurs d'aphorismes!" - et ils auront raison car ils sont multiples, succulents et jouissifs!)
Voici:
"Le cynisme? Un rempart au désepoir."
"La religion? Ce que l'homme a créé de pire après Dieu."
"La famille? Un vivier de contradictions."
"L'amour? Cet inconstant insatisfait."
"Les serments? de pieux et fidèles mensonges..."


Chers lecteurs, ne m'en veuillez pas! Et prenez tout avec le sourire!

monika g

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du coeur, toujours!  posté le lundi 01 février 2010 16:59

Comment commence-t-on un blog ? Par un texte ? Une présentation ? Des vers ? Voilà une question qui me turlupine depuis quelques jours...
Et puis tout à coup, une voix en moi, un chant... Je connais cette voix, vibrante, profonde comme la mer, comme les éléments, comme le temps... C’est celle d’Angélique Ionatos qui ressuscite soudain une autre voix, une voix plus intimiste, une voix écrite, universelle, éternelle : celle de Anna de Noailles... Mais écoutons :

L'empreinte

Je m'appuierai si bien et si fort à la vie,
D'une si rude étreinte et d'un tel serrement,
Qu'avant que la douceur du jour me soit ravie
Elle s'échauffera de mon enlacement.

La mer, abondamment sur le monde étalée,
Gardera, dans la route errante de son eau,
Le goût de ma douleur qui est âcre et salée
Et sur les jours mouvants roule comme un bateau.

Je laisserai de moi dans le pli des collines
La chaleur de mes yeux qui les ont vu fleurir,
Et la cigale assise aux branches de l'épine
Fera vibrer le cri strident de mon désir.

Dans les champs printaniers la verdure nouvelle,
Et le gazon touffu sur le bord des fossés
Sentiront palpiter et fuir comme des ailes
Les ombres de mes mains qui les ont tant pressés.

La nature qui fut ma joie et mon domaine
Respirera dans l'air ma persistante ardeur,
Et sur l'abattement de la tristesse humaine
Je laisserai la forme unique de mon coeur...
(extrait du recueil « le coeur innombrable », chanté par Angélique Ionatos, album « Eros y muerte »)

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