Accueil Date de création : 31/01/10 Dernière mise à jour : 29/11/11 13:17 / 37 articles publiés

veni vidi vici  posté le lundi 16 mai 2011 23:22

J’ai regardé la Nuit ensevelir ma mort

Jetant sur mon linceul des fleurs de déraison

L’amour telle une ombre le long des corridors

Me fuit, me tient, m’empoigne en sa triste prison

 

Je brûle et me consume et mon cœur n’est que cendre

D’aimer sans retenue des chardons mortifères

Son œil bleu, mon enfer, me retient en ses fers

Le corps brisé j’attends le temps de le pourfendre

 

Les roses ont pâli et tressent leurs épines

Le fleuve de mon sang oublie la trahison

Puisque tout n’est qu’un rêve absurde et sans raison

Fuis donc mon âme, fuis, sa chair et sa rapine !

15 mai 2011, Gollet

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Désir de mai  posté le mercredi 04 mai 2011 01:14

Désir, subtil et tremblant instant de ferveur
Quand le cœur et la chair palpitent sans comprendre
Quand le vent printanier chante d'un ton rêveur
« Faut-il brûler ses ailes, fuir, ou bien s'éprendre ? »

Renaître... Jusqu'à quand ? Jusqu'au prochain automne ?
Renaître avec l'azur, l'âme remplie d'odeurs
Des champs fleuris de mai où l'espoir papillonne
Et désirer toujours avec force et ardeur

Désirer le soleil, la pluie et la tempête
Désirer la folie d'un baiser transcendant
Désirer la flèche mystérieuse qui guette
Les prisonniers d'amour au cœur indépendant

Désirer la lumière et les longs soirs d'orage
Désirer la caresse où naît l'éternité
Et désirer la vie, avec fougue, avec rage
S'enivrer des parfums des fleurs de volupté...

Monika Gollet, 3 mai 2011

 

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nul regret  posté le lundi 02 mai 2011 23:04

Nul regret en mon cœur, il est temps de partir
L'amour aux cheveux d'or et au parfum floral
A mis son masque noir sans un seul repentir
Moi qui croyais au ciel dans ses yeux de cristal !

Qu'il faut donc de tempêtes, de cris et de larmes
Pour que s'ouvrent nos yeux sur ceux qu'on a chéris
Dites, pourquoi l'amour peut être aussi une arme
Qui déchire et qui tue nos espoirs mal guéris ?

Pour les serments d'un soir je n'ai plus de patience
Je suis lasse des vœux et des rires futiles
Où est le cœur fervent qui saura faire alliance
Avec mon cœur dément aux amours volatiles ?

Près des bougies en feu ou des astres du soir
J'ai tracé de mon sang une voie de lumière
Je laisse le désastre aux dansants encensoirs
L'amertume est mon lit, mon vers est ma prière...

Monika Gollet, 2 mai 2011

 

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POLSKA 1981  posté le lundi 11 avril 2011 00:22

Prologue

J'ai nourri mon esprit d'un chant mystérieux
J'ai abreuvé mes rêves, mon âme et mes yeux
De forêts de bouleaux sous un ciel bleu d'azur
Mais le ciel se couvrit de nuages impurs
Et de poignants désirs devinrent mon tourment :
Sentir, vouloir être autre, et vouloir autrement
Vibrer, vivre et aimer. Etreindre cette envie
Du souffle, du corps, de la chair et de la vie!

J'ai cherché mon pays, enfant perdu des plaines
J'ai cherché dans ma nuit les secrètes haleines
Des bois printaniers et des champs mûrs d'été
Des mousses parfumées, souvenirs émiettés
De temps qui furent miens avant de disparaître
Tableaux verts d'un pays qui un jour m'a vue naître
J'ai cherché la contrée de la foi qui fut mienne
Je meurs dans l'oubli : faites que je me souvienne!

Je m'enfuis, chaque nuit, dans la sainte pénombre
De ces clairs souvenirs qui foisonnent en nombre
Un peu plus loin de vous, mais plus près de mon âme
Un peu plus près d'un dieu qui jamais ne condamne
Et jamais ne rejette son enfant terrible :
Ce n'est point le Très-Haut qui règne dans la Bible
Je ne sens point le froid, je ne sens plus le temps
Mes rêveries défilent, mon cœur se distend
Et j'entends s'élever, silencieux, le mystère
De mes aïeux qui dorment sur une autre terre

Non, ne me jugez donc pas, vous dont la patrie
Enorgueillit votre âme. La mienne est meurtrie
Peu m'importent vos contes et vos traditions
Je ne peux faire miens vos rêves, vos passions
Prenez-moi s'il vous plaît pour une énergumène
Mais laissez-moi mes songes que je m'y promène
En toute liberté... Mon pays est de vers
Mon pays est l'été flamboyant en hiver
Mon pays, mon Unique est le mot qui descend
D'une étoile éplorée, d'un ciel évanescent
Où l'amour est la Loi, où l'espoir naît du Verbe
Où règnent Harmonie et Nature superbes...

 

 

 

D'où me viens-tu donc, chère nostalgie coupable ?
De quel amour perdu, quel geste regrettable ?
Pourquoi quand je souris mon cœur se sert ainsi ?
Pourquoi tout mon être se sent-il en sursis ?
N'est-ce pas suffisant d'avoir perdu sa terre
Les siens, ses rêves fous, et traîner sa misère
Intérieure? La cacher - O lèpre honteuse !
Aux regards plein de vie, aux âmes amoureuses!
Nostalgie étrange, lèveras-tu tes voiles
Que me touche la sainte clarté des étoiles?
Que mes yeux se dessillent, et que sur mon front
Se pose la lumière pour laver l'affront
Que fait mon regard dur aux broutilles charmantes
Des pinsons amoureux près des berges dormantes?

Je vous regarde mais vous ne me voyez pas
Je vous suis inconnue moi qui suis tous vos pas
Vous pensez bien savoir, vous pensez me connaître
Vous marchez près de moi quand en moi je sens naître
Une mélancolie, cette tristesse étrange
Je vous souris pourtant, vous appelle « mon ange »
Car ange, vous l'êtes bien aussi sûrement
Que je puis être démon à certains moments
Rien n'est blanc, rien n'est noir- Hé ! tout serait-il gris?
Et pourtant par un rien je puis être attendrie
Par un arbre, un bourgeon, une épaule menue
Le chant gai du printemps, ta jambe qui court nue
Le soleil qui pare ton front d'une couronne
Vous riez ? Je rêve ! Que le ciel me pardonne
Je rêve, je ne puis rester les yeux ouverts
Et tandis que je rêve, les gens de travers
Me regardent. Allons, il n'est plus temps de fuir
Aux portes de ma vie, il me faut revenir

 

 

 

 

 

 

 

 

Auto-portrait

Vous peindrai-je un portrait qui ne soit narcissique?
Dans la tête l'amour, dans le cœur le mystique
Du vent pour tout habit, du rêve pour atours
Insatiable, instable, lunatique toujours
Lorsque j'étais enfant, je voulais être prêtre
Je voulais toucher Dieu, les anges et connaître
De la vie, de la mort, les mystères profonds
Et aux heures nocturnes où tout se confond
Je regardais le ciel. Dans les ombres muettes
J'écoutais les vents aux voix pures et fluettes
Me conter les champs d'or où dormait le soleil
Les cimetières boisés du dernier sommeil
Et les forêts perdues à la sève odorante
O grisants souvenirs d'une enfance charmante !
Que le temps était doux entre jeux et sourires
Regarder dans le ciel les nuages décrire
De fabuleux chemins, de blanches arabesques
Egrener des projets fous et funambulesques
Et pouvoir tout rêver, et penser tout pouvoir
Et sentir mille fois, s'émerveiller de voir
S'épanouir la vie en un chant magnifique
Aux couleurs de l'espoir dans ce monde magique
Qu'est celui du songe mêlé à la nature
Grandir libre, être aimé, enivrante aventure !

De ce temps bienheureux, de ce temps de lumière
Il me reste un sourire, un ciel bleu en mon cœur
La douceur d'un parfum, le rire de ma mère
Et la force de croire en un amour vainqueur
Je grandis dans la joie, le rêve et l'espérance
Sans penser à demain, aux destins qui chavirent
Je ne connaissais rien des terribles souffrances
Qui condamnent les âmes aux vils repentirs

extrait de "état de siège" Monika Gollet

 

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zdrada  posté le dimanche 10 avril 2011 20:31

une chanson de 83 de Maanam groupe polonais: voici la traduction en anglais:Treason treason
Cunning cold calculating
Treason treason
Darkly waiting infiltrating

Each kiss contains its own betrayal
Scratch me with your painted nail
Sorrow slowly turns to dread
Treason sneaks into your bed

Treason treason treason
The dead black eyes of the adder
Treason treason treason

Don't look for help, you're on your own
Your lover loves another and won't come home
Broken promisses broken light
White is black, black is white

Steady rhythm, even beat
Don't talk back, turn the other cheek
Keep it straight, keep it fair
Talk out of line, if you dare

Who can tell who is the traitor?
Who is the lover? Who is the hater?
Don't make me look, I don't want to see
Is everyone a traitor or is it just me?

Each kiss contains its own betrayal
Scratch me with your painted nail
Sorrow slowly turns to dread
Treason sneaks into your bed

 

 

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